La nouvelle garde des illustrateurs en France

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On a eu la chance de les rencontrer sur la tournée du Sosh Truck : on ne parle pas de skateurs cette fois-ci, mais d’illustrateurs. À chaque date de la tournée, ils étaient un ou deux sélectionnés pour réaliser des illustrations en lien avec leur ville et le skateboard. Ils viennent de quatre villes différentes mais ont beaucoup de points communs : ils sont jeunes, ont des projets plein la tête, multiplient les modes d’expression et les supports… et ils ont un talent fou! Ride Sessions vous fait découvrir la crème des illustrateurs français.

NICO BASSEZ

Qui es-tu?

Nico Bassez aka Nikibi, 36 ans, Lille.

Que fais-tu?

Illustrateur et graphiste depuis une dizaine d’années.

Tes sources d’inspirations?

En ce moment, la peinture de la Renaissance et l’illustration érotique des années 70 et 80.

Et le skateboard dans tout ça?

J’ai pratiqué pas mal de skate plus jeune, pendant une dizaine d’années. J’aime aussi les sports extrêmes, je fais pas mal de vélo street et de cross.

Nico Bassez est sur Instagram, Facebook, et il a aussi un tumblr.

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BROKOVICH

Qui es-tu?

Thomas Broquet, aka Brokovich, Annecy.

Que fais-tu?

Artiste et illustrateur à mon compte, j’occupe un atelier dans l’espace Art by Friends à Annecy, un lieu hybride qui est à la fois un magasin, un café associatif, une galerie d’art et un espace de travail.

Tes sources d’inspiration?

J’essaye de développer un univers graphique personnel qui trouve son inspiration autant dans la mouvance street art, la culture skate, les dessins-animés, les bandes-dessinées… et les éléments naturels de mon enfance jurassienne! Je travaille souvent sur le détournement et le jeu, je tente de donner à mon travail un côté accessible et ludique.

Et le skateboard dans tout ça?

Il y a plein d’analogies entre les sports de glisse et l’art… Là où le piéton va voir un obstacle, le skateur voit un spot à rider, et là où le passant voit un simple mur, le graffeur voit un support de travail. Lorsque je travaille, c’est souvent l’objet que je trouve (dans la rue ou en brocante) qui va déterminer l’œuvre, c’est un peu la même démarche de spontanéité, d’improvisation et de détournement. D’ailleurs aujourd’hui je skate encore. Surtout pour me déplacer, et un peu de mini rampe. Et l’hiver, la proximité avec les stations me permet d’aller skier le week-end.

Brokovich est sur facebook, sur instagram, et il a aussi un site perso et un tumblr.

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ANAIS LE CORVEC

Qui es-tu?

Anais aka Ana, je viens de Tours et je vis à Berlin.

Que fais-tu?

J’ai débuté comme graphiste dans le milieu de la mode, aujourd’hui je suis illustratrice, graphiste, et je tatoue aussi! Je crois que j’en avais marre de voir mes illustrations dénaturées quand elles étaient tatoués, alors j’ai voulu le faire moi-même.

Tes sources d’inspiration?

La musique, l’ésotérisme, l’histoire de l’art, la rue, le skate la mode. J’ai une obsession particulières pour les oiseaux et la nature, que l’on retrouve dans la plupart de mes créations. Mon univers est assez rock mais toujours féminin, avec ses figures mystiques, ses têtes de mort et ses bêtes à plumes.

Et le skateboard dans tout ça?

Le skateboard et l’illustration sont communs dans la démarche : ça demande de la spontanéité, de la créativité, et il y a ce côté « rue » dans les deux pratiques. J’ai fait un peu de skate plus jeune, j’avais un gros chien qui me tractait sur les trottoirs… puis j’ai rencontré plein de pros et ça m’a calmée!

Ana est sur facebook, sur instagram, elle a aussi un site perso et un tumblr.

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DEPHONE

Qui es-tu?

Stéphane Rouet aka Dephone, 29 ans, à Bordeaux depuis 2012 après un passage à la Réunion et à Paris.

Que fais-tu?

Je suis illustrateur, graphiste et tatoueur. Avec des amis on a fondé Disparate, une fanzinothèque associative dans le quartier de Saint Michel.

Tes sources d’inspiration?

La bande-dessinée, le tatouage, le rock et le skateboard. Je privilégie le rapport avec le papier, le dessin pur, mais je bosse sur toutes sortes de supports.

Et le skateboard dans tout ça?

C’est un style de vie rock’n’roll qui colle très bien avec l’illustration. Je pratique depuis un bail, depuis les années 2000. À l’époque j’étais à la Réunion, et c’était pas super pratique, il y avait peu d’infrastructures. À Bordeaux c’est une autre histoire!

Dephone a un site perso et son association Disparate aussi.

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PIERRE C PHILIPPE

Qui es-tu?

Pierre C Philippe, illustrateur indépendant depuis quelques années, Lille.

Que fais-tu?

Illustrateur, graphiste et directeur artistique. J’ai enfin décider d’essayer de vivre de mes dessins, chose ardue mais gratifiante.

Tes sources d’inspiration?

Elles sont assez variées : ça va des arts plastiques en passant jusqu’au cinéma, en passant par la bande-dessinée et la musique. Je travaille beaucoup avec des structures liées à la musique ou des groupes, mais j’essaye de ne pas m’enfermer dans les mêmes choses tout le temps.

Et le skateboard dans tout ça?

J’ai pratiqué jeune, mais j’ai dû arrêter suite à des gros problèmes de dos… Du coup, mon rapport au sports de glisse se résume aux visuels de skate que j’adore, la découverte du travail de Jim Philips à été une grosse claque, et j’aime beaucoup des artistes comme Pushead, Sean Cliver ou Todd Bratrud.

Pierre C Philippe est sur facebook et il a aussi un site perso.

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Crédits photo : les artistes. Photo de couverture : Brokovich par David Malacrida

Afterglow fait briller les skieurs

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Pour être très honnête, on était passé à côté d’Afterglow, un court-métrage de ski… du coup on s’est dit que peut-être que vous aussi! Il s’agit d’une réalisation de Nick Waggoner et qui a hérité du surnom de « court-métrage de ski le plus cher au monde », rien que ça. Le concept? Les riders (des Américains et un Canadien, en l’occurence) qui ont revêtu des combinaisons composées de LED dévalent de nuit les pentes de l’Alaska et de la Colombie Britannique, réputées dans le milieu du freeride.

Le résultat est dingue, surtout au niveau visuel avec une qualité de l’image optimale. Le projet a pour but de promouvoir la nouvelle technologie Ambilight des téléviseurs Philips, et à ce titre là, vous pouvez jouer à un petit jeu bien fun à la clé duquel vous pourriez remporter un séjour en Suède… pour jouer, ça se passe ici!

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La première vidéo de BMX flatland?

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Et si cette vidéo de 1965 était la première démonstration de BMX flatland du monde? Lilly Lokoi est (ou était? on ne sait pas si elle est encore vivante) une ballerine japonaise réputée pour être la meilleure acrobate sur bicyclette de sa génération. Elle avait d’ailleurs hérité du surnom de « The Ballerina On The Golden Bicycle », la Ballerine sur le vélo doré. Elle était souvent invitée sur des plateaux télé où tout le monde était époustouflée par son talent…

Et il suffit de voir ce segment issu de The Hollywood Palace, une émission de variété populaire dans les années 60, pour comprendre l’engouement : non seulement Lilly enchaîne les tricks avec grâce et précision, mais elle le fait… perchée sur des talons. Un rider BMX flatland dans le coin prêt à remonter le défi de réaliser les mêmes tricks en talons?

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Sedna : Anne-Flore Marxer a besoin de votre aide!

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Sedna, c’est le nom d’une déesse légendaire du peuple inuit. C’est aussi le nom choisi par le réalisateur Laurent Jamet (à qui l’on doit Invincibles, Rise ou encore Au nom des miens) pour son dernier film. Sedna a été tourné pendant 3 semaines en avril dernier au Groenland dans les fjords du Nuuk, et réunit la crème des freeriders suisses et français. On y retrouve notre rideuse Anne-Flore Marxer accompagnée de Phil Meier, Thibaud Dochosal, Richard Amacker et Nicolas Boidevézi, dans une aventure exceptionnelle mêlant ski, nature et culture.

Sedna est aussi un pari fou, puisque ce sont les riders qui ont mis de leur poche pour financer tout le voyage… L’équipe a désormais besoin de vous pour financer la phase de post-production, afin que le film sorte dans sa meilleure qualité et en DVD. Pour rendre ce pari possible, vous pouvez participer à la campagne de crowdfunding à cette adresse. Et si vous êtes parisiens, venez voir Sedna en première le 28 novembre au cinéma l’Arlequin. Longue vie à Sedna!

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La Torche 2014 : mission accomplie!

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C’est du 18 au 25 octobre qu’avait lieu La Torche Windsuf 2014, à l’occasion d’une édition qui avait vocation à être exceptionnelle. Et pour cause : elle signait le retour très attendu d’une manche de coupe du monde de windsurf en France, après plus de 20 ans d’absence. Un pari de taille attendait les organisateurs de l’événement : raviver la flamme de cette épreuve de légende sur le spot Bigouden qui avait connu ses moments de gloire dans les années 80. Après une quinzaine d’années sans tenue en France d’épreuves internationales de windsurf, le public allait-il être au rendez-vous?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette Torche 2014 a été un succès qui a dépassé les prévisions les plus optimistes. En 10 jours, ce sont 110 000 visiteurs qui se sont pressés à la Pointe de la Torche pour admirer les 121 riders internationaux qui avaient répondu présents au rendez-vous. Et l’engouement a largement dépassé les frontières bretonnes, avec pas moins de 140 000 spectateurs qui ont suivi le live, et plus de 305 000 vidéos visionnées. Des chiffres qui ont de quoi donner le tournis et ravir les organisateurs : les images de la compétition ont fait le tour du monde, et les réseaux sociaux se sont enflammés pour le windsurf comme ils ne l’avaient pas fait depuis des années.

L’objectif a aussi été rempli sur le plan sportif : même si le manque de vent n’a pas permis à la PWA de lancer le slalom, les conditions optimales de la journée du mardi 21 octobre (avec un vent établi de 16-17 noeuds et des rafales à 26) ont permis d’assister à une épreuve de vague d’anthologie qui a vu le Vénézuélien Ricardo Campello s’imposer. Les riders se sont affrontés en duel en effectuant des sauts notés par le jury, de quoi assurer un spectacle de toute beauté sur la baie d’Audierne.

Ricardo Campello a prouvé avec la manière qu’il n’a pas volé son surnom de « The Monkey », et le Français Thomas Traversa, vainqueur du Red Bull Storm Chase l’année dernière, a raflé la 2ème place. À tout juste 21 ans, le Français Antoine Martin s’est imposé à la 5ème place en éliminant le double champion du monde Philip Köster : les tricolores étaient à la fête une fois de plus.

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La Torche a donc bien été rallumée lors de cette édition de 2014, grâce aux performances des riders internationaux et aux conditions parfaites de cette journée de mardi, mais aussi grâce au public breton qui  a été salué par les juges de la PWA comme étant l’un des plus enthousiastes du circuit mondial : les cris et les applaudissements ont résonné à chaque figure des riders sur le spot de la Torche. Un engouement hors du commun qui pousse les organisateurs et la PWA à considérer un retour de l’étape en Pays Bigouden. Pour le moment, il se murmure que la torche pourrait bien être rallumée en 2016… on ne manquera pas de vous tenir au courant!

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Crédits photo : Carter / pwaworldtour.com

Le Movember, c’est parti!

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Et c’est reparti pour une 3ème saison du Movember! Si vous êtes passés à côté de cet événement majeur de l’automne, petite session de rattrapage. Direction l’Australie, où en 2003 une bande de potes se lance un défi : remettre la moustache au goût du jour, aussi bien pour le plaisir de l’arborer que pour se challenger entre eux. Onze ans plus tard, Movember n’est plus seulement un mouvement, mais une véritable fondation pour la santé masculine présente dans 21 pays et qui réunit plus de 4 millions de participants chaque année.

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Movember c’est la contraction de « Mo » qui est le diminutif de « moustache » et de « November », le 11ème mois de l’année. Le concept est simple : dès le 1er octobre, les hommes (les Mo Bros), soutenus par les femmes (les Mo Sistas) ont pu s’inscrire sur le site et former leur équipe, que ce soit avec leurs potes, leur collègues, leurs voisins ou leur famille. Le 1er novembre, c’est le début officiel du challenge à travers le monde et le jour du « Shave Down Day » où tout le monde se rase de près : tout le mois de novembre sera consacré à la pousse de la plus belle moustache qui soit!

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Au-delà de l’aspect fun et du challenge lancé entre potes, Movember a pour but principal de sensibiliser l’opinion publique aux maladies masculines telles que le cancer de la prostate et des testicules, et depuis peu, également aux problématiques de santé mentale. Chaque moustache élevée en France compte, et chaque centime récolté et chaque conversation lancée sur ces sujets souvent tabous peuvent faire la différence. Imaginez : depuis 2003, la fondation a récolté à l’échelle mondiale pas moins de 409 millions d’euros. Le pouvoir de la moustache!

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Movember a su mobiliser une grande communauté, avec des ambassadeurs dans les milieux du sport, de l’art, du cinéma, des médias, de la mode et de la cuisine. Hulk Hogan, Iker Casillas, Ricky Gervais, Stephen Fry pour ne citer qu’eux, sont d’ores et déjà des Mo Bros convaincus. Et le phénomène fait des émules aussi parmi les riders… L’année dernière, on avait pu admirer la pilosité des snowboarder Pat Moore et Danny Davis, du freeskier Phil Meier ou encore du surfeur Dane Reynolds. Et on ne résiste pas de partager avec vous la réalisation capillaire de haut vol du skateur et « Mo Bro » Richie Jackson.

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Alors, à qui le tour cette année? Gageons que si vous suivez des athlètes sur les réseaux sociaux, une invasion de moustaches est à prévoir jusqu’à la fin du mois. Pour suivre l’actu du Movember en direct, ça se passe sur le site officiel du Movember ou sur leur page facebook. C’est par là aussi que vous pourrez vous tenir au courant de tous les événements liés au Movember : il y en a de prévus aux quatre coins de la France, d’aujourd’hui jusqu’à la fin de ce mois très spécial. Soutenez vos moustaches locales!

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Crédits photo : Tyler Bush